Nos parrains

ELSA France a l’honneur d’être parrainé par quatre personnalités d’exception : Simone VEIL, Robert BADINTER, Nicole FONTAINE et Christian PONCELET.

Simone VEILsimone-veil

Femme courage à l’adolescence tragique, Simone Veil est l’une des figures politiques françaises les plus populaires. Légalisant l’avortement en 1975, elle a été la première présidente du Parlement européen (1979) et la première femme ministre d’État (1993).
Simone Jacob naît à Nice le 13 juillet 1927 au sein d’une famille juive. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle est déportée à Auschwitz à l’âge de 17 ans et y perd sa mère. Après sa libération, elle entreprend des études de droit, épouse Antoine Veil et entre dans la magistrature en 1957. En 1970, elle est la première femme à occuper le poste de secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature. Cette ascension professionnelle et ses positions politiques centristes l’amènent à être nommée ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Simone Veil fait voter la loi sur la légalisation de l’IVG en 1975. Sa popularité ne cesse alors de croître.
Sur le plan extérieur, Simone Veil se positionne largement en faveur de l’union européenne. C’est la raison pour laquelle, en 1979, elle participe aux premières élections européennes. Élue députée, elle est ensuite amenée à présider le Parlement européen jusqu’en 1982. En 1993, elle rejoint le gouvernement d’Édouard Balladur en tant que ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, puis devient membre du Conseil constitutionnel en 1998 pour une durée de neuf ans. Particulièrement active, Simone Veil est également présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah de 2000 à 2007 et membre du conseil d’administration de l’IFRI (Institut français des relations internationales).

 

robert_badinter Robert BADINTER

Après avoir terminé ses études de droit, Robert Badinter démarre sa carrière en tant qu’avocat et professeur. Grand défenseur des droits de l’homme, il milite contre la peine de mort. En 1981, il devient ministre de la Justice sous le gouvernement de Pierre Mauroy. Il propose l’abolition de la peine de mort qu’il réussit à obtenir. Il met en place de nombreux projets de lois issus des propositions de François Mitterrand. En 1986, le président de la République le choisit pour devenir président du Conseil constitutionnel. A partir de l’année 1995 et jusqu’en 2011, Robert Badinter occupe le fauteuil de sénateur des Hauts-de-Seine. Il parraine ELSA France depuis le début des années 2000.

 

Nicole FONTAINEnicole-fontaine

Avocate et docteure en droit public, Nicole Fontaine commence son engagement politique en 1984, lorsque secrétaire générale adjointe de l’enseignement catholique elle œuvre à la mise en échec de la loi Savary. Cette année là, Madame Fontaine est élue Députée au Parlement européen, institution qu’elle préside de 1999 à 2002, soit 20 ans après Simone Veil.
Profondément convaincue de la nécessité de l’Europe, Nicole Fontaine s’efforce durant ses cinq mandats d’être « au service des entreprises françaises». Elle œuvre conciliation entre le Conseil des ministres et le Parlement européen pour la mise en œuvre de la codécision, introduite par le traité de Maastricht. Elle s’engage aussi dans diverses Commissions tenant à l’industrie, les droits de la femme, la jeunesse, l’éducation et la culture. Nicole Fontaine devient Chevalier de la Légion d’honneur en 2014.
En 2002 elle publie « Mon combat à la présidence du Parlement européen », un essai dans lequel elle décrit sans détour cette expérience au sein du plus grand parlement démocratique du monde, où 626 députés élus représentent 380 millions d’Européens de 15 Etats, parlant 11 langues différentes.
Nicole Fontaine a rejoint le cabinet Fontaine & Associés, implanté à Sophia Antipolis, pour créer le pôle communautaire en 2009 et faire bénéficier les entreprises de son expérience des procédures qui conduisent à l’adoption de la législation européenne. Au sein du cabinet, elle intervient dans la rédaction de consultations juridiques relatives à l’analyse et l’interprétation du droit communautaire ainsi que dans le suivi de procédures pré-contentieuses et contentieuses devant les juridictions nationales et européennes.

 

Christian PONCELETchristian-poncelet

Homme politique au parcours engagé et atypique, où la rigueur du serviteur de l’Etat s’allie à l’ardeur d’un vosgien d’adoption, Christian Poncelet fut plusieurs fois Secrétaire d’Etat et fut président du Sénat de 1998 à 2008. Il est élu en 2003 président de l’Académie des sciences morales et politiques dans la section générale.
A la présidence du Sénat, il s’efforce de valoriser l’institution indépendamment des clivages droite-gauche, organisant notamment des assemblées régionales des élus pour traiter, toutes tendances confondues, les problèmes à l’égard desquels le Sénat était appelé à s’exprimer.
Né dans une famille de modestes exploitants agricoles, Christian Poncelet entre à l’École nationale professionnelle des PTT, dont il sort sous-ingénieur, et débute sa carrière en 1950. En 1953, il rencontre Pierre Mendès France, auquel il se lie et qui l’initie à la politique. Gaulliste de gauche, il est élu député des Vosges et devient conseiller général en 1963, conseiller municipal chargé du budget en 1965. Maire de Remiremont de 1983 à 2001, il démissionne à cette date pour respecter la règle du non-cumul des mandats.
En 1998, il succède à René Monory à la présidence du Sénat. À sa tête, il cherche à moderniser l’image de la chambre haute, en l’ouvrant davantage à travers le musée du Luxembourg rénové, des expositions de photographies le long des grilles du jardin du Luxembourg, et des événements comme les Tremplins entreprise ou les Rendez-vous citoyens.